« Chroniques Birmanes » de Guy Delisle
Ici, la bande dessinée devient le medium d’un témoignage poignant de l’une des dictatures les plus absurdes de la planète, dont les derniers événements nous ont rappellé à la fois sa monstruosité et également sa surdité complète. Guy Delisle arrive, au travers de la description du quotidien d’un expatrier en terre birmane, à nous faire sentir ce qu’est le quotidien d’un pays soumis à la dictature : un monde à part.
Parachuté dans un pays dont il ne parle pas la langue et où personne ne parle la sienne, notre expatrié, dessinateur de bande dessiné et baby-sitter à plein temps nous fait part de ses étonnements, à la manière d’un journal de voyage illustré.
Au début des « Chroniques Birmanes » l’absence de contact humain aiguise son regard et affute sa perception de la vie Birmane ce qui le fait souvent passer d’un état de détresse intellectuelle à une mélancolie qui se transforme parfois en franche rigolade lors de ses rencontres avec les autres expatriés.
Dans ces « Chroniques Birmanes », nous passons successivement du microcosme familial du héros au macrocosme birman. Le tout avec tendresse, naïveté et un humour "à froid" présent à chaque page .
Le texte et l’image participe à une prise de conscience de l’absurdité de certains régimes.
Toutefois, l’espoir existe et il réside dans la capacité du peuple birman à espérer, à s’ouvrir au monde, à résister en silence.
En espérant qu’un jour prochain cette dictature d’un autre âge puisse laisser place à un régime qui puisse offrir au peuple birman un véritable espace de liberté.
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