
"Nous ateignons enfin le navire et la mer. On remet le croiseur à la vague divine et, dans la coque noire, on charge mât et voiles. Les bêtes embarquées, nous aussi nous montons. Pour pousser le navire à la proue azurée, la déesse bouclée, la terrible Circé, douée de voix humaine, nous envoie un vaillant compagnon dans la brise, qui va gonfler nos voiles, et, quand à bord on a rangé tous les agrès, on n'a plus qu'à s'asseoir et qu'à laisser mener le vent et le pilote.

Tout le jour, nous courons la mer, voiles pleines. Le soleil se couchait, et c'était l'heure où l'ombre emplit toutes les rues, lorsque nous atteignons la passe et les courants profonds de l'Océan, où les Kimmériens ont leur pays et leur ville.

Ce peuple vit couvert de nuées et de brumes, que jamais n'ont percées les rayons du Soleil, ni durant sa montée vers les astres du ciel, ni quand, du firmament, il revient à la terre: sur ces infortunés pèse une nuit de mort." Homère, L'Odyssée, XI.


La glace est omniprésente, les nuances de ses couleurs sont sublimes. Dans la langue des inuits, les mots pour désigner la glace abondent. La glace sur l'eau et sur la terre filtre la lumière. Elle apparaît, disparait, forme d'étranges compositions. L'antartique nous surprend et nous […]
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