Le bouclier canadien, socle de granit et de gré érodé à l’époque glaciaire, constitue l’élément dominant du relief canadien, couvrant 5 millions de km² il s’étend du nord de la baie d’Hudson jusqu’à la région des grands lacs.
Le poids des glaces, lors de la période glaciaire, a supprimé partiellement tout relief et creusé des dépressions qui sont devenues, au cours des siècles, des lacs ou des baies envahis par la mer à la fonte des glaces.
Ce relief particulier, similaire aux paysages Finlandais, offre une succession de lacs, de forêts au sud et d’immenses étendues de toundra au Nord.
A l’est, les Appalaches sont le prolongement des reliefs Américains. S’élevant à 1.200 mètres ils se prolongent jusqu’à Terre Neuve.
A l’ouest, la cordillière Canadienne culmine au mont Logan à 6.050 mètres et constitue une véritable barrière naturelle entre le bouclier Canadien et l’Océan Pacifique.
Entre les deux, les grandes prairies sont le prolongement des prairies américaines, lieu de prédilection à l’origine des bisons, aujourd’hui grenier à blé du Canada.
La géographie Canadienne, associée à un climat extrêmement rude, a amené la population à se concentrer autour des grands lacs, du cours du Saint Laurent et, au sud de la côte pacifique, les grandes villes de Vancouver, Toronto et Montréal concentrant la plus grande partie de la population urbaine.
En dehors de ces concentrations, le reste du pays est très peu peuplé.
Le Canada, 2ème pays le plus vaste après la Russie, est une immensité peu habitée.
Cette géographie particulière est à l’origine d’un paysage contrasté : le sud de l’Ontario, très peuplé, est une succession de zones industrielles, d’entrepôts, de cités pavillonnaires, de fermes, de champs, de parc et de forêt.
Sans transition, on passe de l’un à l’autre, des aciéries d’Hamilton au bord du lac Huron aux forêts et cascades situées le long de « l’escarpement ».
C’est lui qui marque le paysage du sud de l’Ontario. Culminant au dessus des plaines et des lacs, il sépare les forêts et champs des zones urbaines qui bordent les autoroutes.
Le paysage autrement est assez monotone, de grandes étendues à perte de vue, c'est aussi cela qui renforce le sentiment d'immensité, la ligne d'horizon est parfois bien loin....
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